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La prostitution à Madagascar s’accentue  à cause de la Covid-19

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  • Une enquête du Ministère malgache de l’Emploi, du Travail, de la Fonction publique menée au premier semestre de cette année, fait état de la hausse du chômage dû à la Covid-19. La conséquence directe est l’augmentation de la prostitution.

     

     

    D’après une enquête du Ministère malgache  de l’Emploi, du Travail, de la Fonction publique et des Lois sociales, il aurait une hausse du chômage dû à la Covid-19. La conséquence directe est l’augmentation de la prostitution.

                                                                                                              

    L’enquête est réalisée en Avril 2020 et dresse un bilan sombre du monde de l’emploi. 24 634 emplois directs sont perdus pour cause de la crise sanitaire mondiale, preuve que cette crise a profondément ébranlé le mode de l’emploi. Un total de « 32% des entreprises affectées par la crise liée à la Covid-19 ont dû envoyer leurs salariés en chômage technique total ou partiel. Un dispositif qui était indispensable afin de minimiser les charges », peut-on lire sur le quotidien Midi Madagasikara.

     

     

    Pour faire face à cette situation de perte d’emploi massive, beaucoup se sont tournés vers les activités génératrices de revenus de substitution comme l’ouverture de snack bars (Café-restaurant où l'on sert rapidement des plats simples), des restaurants à bon marché, où la cuisine est médiocre (gargotes), et aussi les commerces de rue. Mais d’autres par contre ont préféré se tourner vers la prostitution. Ces derniers représentent d’ailleurs  le pourcentage le plus grand. Mais en l’absence des statistiques officielles, cette hausse de la prostitution ne peut être constatée que lors d’une descente dans les rues d’Antananarivo. C’est ce que rapporte le quotidien malgache lorsqu’il  explique que « le phénomène est assez frappant lorsque cela touche des quartiers jusque-là vierge  de ce genre d’activités ».

     

    Ce fléau de la prostitution à Madagascar est devenu plus qu’inquiétant encore, lorsque les enfants se sont mêlés du business. « A Tuléar, la cité balnéaire du grand sud de Madagascar, un rapport sexuel avec une fillette de 12 à 14 ans se négocie entre 5 000 et 10 000 ariary » selon les informations fournies par RFI, soit moins de 1500 Fcfa.

                                                       

    Cette situation a poussé les associations qui se battaient chacune de son côté contre  les maltraitances envers les enfants, à se regrouper en mai dernier pour créer une « plateforme de protection de l’enfance ». L’objectif est de conjuguer leurs forces pour mieux protéger les victimes, et ainsi réduire les cas de violences sexuelles. Résultat, de nombreuses affaires de pédophilie et de tourisme sexuel ont éclaté au grand jour. Une grande avancée dans le domaine.

     

     

     

    Assion HOUESSOU