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Mali, La junte propose dix huit mois de transition , le M5 rejette l’accord

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  • Les  militaires au pouvoir au Mali ont obtenue l’adopté une « charte » politique qui consacrera le retour des civils au pouvoir dans dix huit mois. C’était le Samedi  12 Septembre 2020 à Bamako. Hier Dimanche, le Mouvement du 5 Juin a rejeté cette « charte de transition ».

     

     

     

    Le Samedi 12 Septembre, après avoir obtenu l’adoption d’une « charte » de transition, la junte s’est engagée pour une transition de dix huit mois qui consacrera le retour des civils au pouvoir. Hier Dimanche, le Mouvement du 5 Juin a rejeté cette « charte de transition ».

     

    « Nous prenons l'engagement devant vous de ne ménager aucun effort dans la mise en œuvre de l'ensemble de ces résolutions dans l'intérêt exclusif du peuple malien », a déclaré le Colonel Assimi Goïta aux termes des discussions.

     

    En effet, personnalités politiques, de la société civile et militaires se sont réunis autours des discussions ce samedi à Bamako. Après trois jours de travaux, ils ont adoptés  une « charte » qui indique que « le chef de l'État par intérim peut être un civil ou un militaire», d’après les informations recueillies auprès de l’AFP.

     

    Dans une déclaration, Moussa Camara, porte-parole des discussions en cours a laissé entendre que « la « charte » fixe à dix-huit mois la durée de la période de transition, qui devra être suivie d'élections ». Il a ajouté qu’ « un président par intérim sera désigné par des électeurs choisis par la junte ».

     

     

    Poursuivant ses propos, le Colonel Assimi Goïta a appelé la communauté internationale, la CEDEAO notamment à une plus large ouverture et espère un accompagnement qui sera salutaire. « Nous demandons et espérons la compréhension, l'appui et l'accompagnement de la communauté internationale dans cette mise en œuvre diligente correcte de la charte et de la feuille de route de la transition » a-t-il déclaré.

     

    Hier Dimanche, la coalition d’opposants, de chefs religieux et de membres de la société civile, le Mouvement du 5 Juin  a rejeté la « charte de transition » adoptée samedi par des experts désignés par la junte. Il dénonce « la volonté d’accaparement et de confiscation du pouvoir au profit du CNSP ».

     

     Le Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a affirmé dans un communiqué envoyé Dimanche à la presse, que « le document final lu lors de la cérémonie de clôture » de trois journées de concertation nationale sur la transition à Bamako ne correspond pas au résultat des délibérations. Il cite notamment l’absence de reconnaissance de son rôle et de celui des « martyrs dans la lutte du peuple malien pour le changement », ainsi que du « choix majoritaire d’une transition dirigée par une personnalité civile ».

     

     

    Cette décision du retour des civils au pouvoir dans dix huit mois intervient alors que la CEDEAO et certains partenaires internationaux exigent un délai de douze mois (1 an) maximum.

     

    Rappelons qu’après l’embargo sur les flux commerciaux et financiers du Mali imposé par la CEDEAO, cette dernière a pris une décision contraignante lors de son dernier sommet ordinaire tenu à Niamey au Niger le 7 Septembre 2020. En occurrence, la CEDEAO a donné à la junte jusqu'au 15 Septembre pour désigner un président et un Premier ministre civils. C’est demain.

     

     

     

    Assion HOUESSOU