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Niger, Quelle décision de la CEDEAO pour le Mali ce lundi à Niamey ? (Eléments de réponse)

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  • Niamey abrite ce lundi matin le sommet extraordinaire de la CEDEAO. L’épine dorsale de la discussion reste la situation politique au Mali depuis le coup d’Etat du 18 août dernier. Si la CEDEAO a rompu ses relations avec ce pays depuis lors, les derniers développements de la situation peuvent permettre soit de desserrer ou resserrer l’étau.

     

    Bamako retient son souffle et tourne son regard vers Niamey où se tient en ce moment le sommet extraordinaire de la CEDEAO présidé par Issoufou Mahamadou du Niger.

     

    Ce sommet sera consacré à la situation politique au Mali. Pour information, depuis la prise du pouvoir par la junte le 18 août dernier, la CEDEAO a rompu ses relations avec le Mali. Elle a demandé en outre un transfert du pouvoir aux civils pour une transition d’un au an au maximum afin d’organiser des élections générales.

     

    Une position sur laquelle la junte ne s’accordait pas au lendemain du coup d’Etat. Les militaires acquis au Colonel Assimi Goita demandent beaucoup plus de temps (3 ans) pour restaurer l’Etat avec une transition dirigée par des militaires.

     

    Mais l’évolution de la situation ces derniers jours pourraient jouer sur les décisions de l’instance sous régionale.

     

    Tout d’abord, la libération de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita et son hospitalisation aux Emirats Arabes Unis est une preuve de bonne foi allant dans le sens de l’apaisement de la part de la junte.

     

    Ensuite, les journées de concertations nationales (ayant regroupé les forces vives de la nation) qui se sont tenues le week-end écoulé et qui promettent d’une accalmie.

     

    Enfin, le Président Alassane Ouattara qui s’est entretenu au téléphone avec le patron de la junte hier est aussi un signe d’un avenir possiblement prometteur pour le Mali.

     

    Pour un responsable de la CEDEAO contacté par Rfi, « nous voulons aider le peuple frère du Mali, et non l’asphyxier. »

     

    Autant de points qui peuvent permettre au Mali d’espérer avoir un dénouement dans l’embargo imposé par l’instance sous régionale.

     

    Abdoulaye Ali