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Niger, Voici les options qui s’offrent à Hama Amadou après l’invalidation de sa candidature

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  • La Cour constitutionnelle a invalidé vendredi dernier la candidature du leader de Lumana, Hama Amadou. Une invalidation jugée logique par certains et inattendue selon d’autres. Mais quelles cartes pourraient encore jouer celui qui est arrivé second lors de la présidentielle de 2016 ?

     

    L’information sur l’invalidation de la candidature d’Hama Amadou est tombée vendredi dernier. La Cour constitutionnelle s’est appuyée sur l’article 8 du Code électoral qui stipule en gros que nul n’est éligible s’il écope d’au moins un an d’emprisonnement. « Ne peuvent être inscrits sur la liste électorale : les individus condamnés définitivement pour crimes et non-réhabilités ; les individus condamnés définitivement pour délit à une peine d’emprisonnement ferme égale ou supérieure à un (1) an et non-réhabilités ;… »

     

    «Dans ces conditions, le sieur Hama Amadou ayant été condamné à une peine d’un an d’emprisonnement ferme (pour affaire dite de «bébés importés » nldr) , n’est pas éligible à l’élection présidentielle 1er tour du 27 décembre 2020,» peut-on lire dans la décision rendue par la Cour constitutionnelle.

     

    Pour des proches du candidat, il s’y attendaient. Raison pour laquelle ses avocats ont insisté sur le fait que leur client n’a jamais été déchu de ses droits civils et politiques.

     

    Depuis l’annonce de l’invalidation de sa candidature, l’opposant n’a pas encore réagi. Selon les sources concordantes, il serait au Nigéria depuis le matin du vendredi dernier, donc avant le verdict de la Cour. Mais que ferait-il maintenant ?

     

    Deux cartes à jouer

     

    La première serait de jouer la carte de la confrontation avec le pouvoir. Son aura est toujours intact si l’on se réfère à la marée humaine qu’il a drainé au stade Seyni Kountche le 07 novembre dernier. Mais, cela serait-il bénéfique pour lui-même ? Un diplomate ayant gardé l’anonymat et cité par Jeune Afrique pense que ce serait un jeu dangereux.

     

    La seconde carte est celle du soutien qu’il peut apporter à un autre candidat de la coalition Cap21 au sein de laquelle s’est regroupée une partie de l’opposition pour gagner la Présidentielle. Parmi ces poids lourds de l’opposition, l’on peut citer Salou Djibo qui avait dirigé la transition avant Mahamadou Issoufou, Seini Oumarou, Mahamane Ousmane, Ibrahim Yacouba ou encore Albadé Abouba.

     

    Abdoulaye Ali