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Science, Le sexe masculin en voie de disparition dans le monde

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  • Les études menées à l’Université La Trobe de Melbourne en Australie révèlent que le chromosome Y de la génétique, responsable du sexe masculin dans la conception d’un fœtus, est en voie de disparition. Ceci n'implique pas que les hommes pourraient disparaître de la terre pour ne laisser que des femmes.

     

     

     

     

     

     

    Les scientifiques nous alertent sur la possibilité de disparition du chromosome Y qui donne le sexe masculin dans la conception et pour cause, ce chromosome Y de la génétique est entrain de disparaître.

     

     

     

     

    Dans le processus de conception d’une personne, le sexe de l’enfant se détermine en fonction de 2 chromosomes différents : l’un est X et favorise le développement des ovaires ce qui a pour conséquence que l’enfant est une femme. L’autre est X et Y et favorise le développement des testicules, par conséquent l’enfant à naître est un homme.

     

     

     

     

    Les chercheurs démontrent que, quand on prend les deux chromosomes, le X seul a environ 1000 gènes pendant que le Y n’en a que 45. Il est donc clair que le chromosome Y est entrain de devenir moins abondant ce qui expliquerait que les femmes soient de plus en plus nombreuses que les hommes.

     

     

     

    Au stade du développement fœtal, les gènes développent des mutations avec le temps et certaines de ces mutations sont nocives. Mais le chromosome peut éviter de transmettre de telles mutations nocives en se mélangeant et en s’associant pendant la méiose.  La méiose est le stade du développement fœtal au cours duquel « nos corps en formation développent soit des spermatozoïdes soit des ovules ». Le processus étant brisé, seuls les gènes forts et non nocifs soient transmis. Et pourtant, « seuls les chromosomes X ont la capacité de s’échanger les uns avec les autres, pendant que les chromosomes Y ne sont pas assez disposés pour des combinaisons », peut-on lire dans les conclusions des recherches.

     

     

     

     

    Jennifer Graves, généticienne à l’Université La Trobe de Melbourne démontre dans ses recherches qu’en 1669 soit 166 millions d’années plus tôt, le chromosome Y était à nombre égal de gènes que le chromosome X. Mais Y ne pouvant se combiner avec lui-même, diminue d’année en année. « Il ne faut donc pas un grand cerveau pour se rendre compte que si le taux de perte est uniforme – 10 gènes par million d’années – et qu’il ne nous en reste que 45, le Y entier disparaîtra dans 4,5 millions d’années » a expliqué madame Graves à Live Science, un site d'informations scientifiques.

     

     

     

     

    Elle a aussi précisé que « le taux de dégradation a ralenti au fil du temps et que le chromosome Y, humain n’a perdu qu’un seul gène depuis que les humains et les singes rhésus ont divergé il y a 25 millions d’années ».Mais nous ne devons pas nous en réjouir puisque précise-t-elle, perdre le chromosome Y est toujours possible. Comme exemple, nous devons « considérer ce qui est arrivé à d’autres espèces, y compris les rongeurs souterrains appelés campagnols, ainsi que certaines espèces de rats épineux au Japon ».

                                                                             

     

                                                                     

    Mais les scientifiques rassurent que perdre le chromosome mâle Y ne signifie pas forcément perdre le mâle ou le sexe masculin comme l’a expliqué Rasmus Nielsen, généticien à l’Université de Californie à Berkeley. « Les gens pensent que le sexe est en quelque sorte une chose très déterminée, que si vous avez un chromosome Y, alors vous êtes un homme, ou vous n’avez pas de chromosome Y, alors vous êtes une femme. Mais ça ne marche pas comme ça. En vérité, 95% des gènes exprimés différemment entre les hommes et les femmes ne vivent pas réellement sur les chromosomes X et Y ». Par conséquent, « perdre le chromosome Y ne signifie pas perdre le mâle », a-t-il conclu.

     

     

     

     

    En clair, s’il arrivait que le chromosome Y disparaisse, un autre gène viendrait probablement le remplacer et serait le principal déterminant du sexe des enfants à naître.

     

     

     

     

     

     

    Assion HOUESSOU